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LE PROTOCOLE SECRET

chevaliers-saint-jean-de-jerusalem« Le Protocole Secret », plus communément appelé « Prophétie de Jean de Jérusalem »  aurait été retrouvé en 1992 par un dénommé Galvieski, dans les archives du monastère orthodoxe Laure de la Trinité-Saint-Serge, dans la petite ville de Serguiev Possad (anciennement appelée Zagorsk), en Russie. M. Galvieski aurait traduit et publié « Le Protocole Secret » aux éditions Jean-Claude Lattès, en 1994, sous le titre « Le livre des prophéties ».

Après la conquête de Constantinople par les Turcs, en 1453, des fidèles du Christ se réfugièrent sur l’île de Zagorsk, afin de mettre en sécurité leurs textes sacrés ainsi que des révélations destinées aux générations futures. « Le Protocole Secret », rédigé par Jean de Vézelay, en 1099, figurait parmis ces précieux documents. Ce protocole annonce « le destin des hommes, quand commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille »…

Les prophéties de Jean de Jérusalem s’appliquent à la période qui a débuté avec l’avènement de l’an 2000.


 

Je vois et je sais. 

Mes yeux découvrent dans le Ciel ce qui sera et je franchis le temps d’un seul pas. Une main me guide vers ce que vous ne voyez ni ne savez.

Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des Croisés du Christ. Le sable aura enfoui sous ses grains les murailles de nos châteaux, nos armures et nos os. Il aura étouffé nos voix et nos prières.

Les chrétiens venus de loin en pèlerins là où étaient leur Droit et leur Foi, n’oseront s’approcher du Tombeau et des Reliques qu’escortés par des Chevaliers juifs qui auront ici, comme si le Christ n’avait jamais souffert sur la croix, leur Royaume et leur Temple. 

Les Infidèles seront une foule innombrable qui se répandra partout et leur foi résonnera comme le tambour d’un bout à l’autre de la Terre. 

Je vois la Terre immense. Des continents qu’Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés au-delà des grandes forêts dont parle Tacite, et loin au bout de mers illimitées qui commencent après les Colonnes d’Hercule. 

Mille ans auront passé depuis le temps que nous vivons et les fiefs se seront partout assemblés en de grands royaumes et de vastes empires.

Des guerres, aussi nombreuses que les mailles de la cotte que portent les Chevaliers de l’Ordre, se seront entrecroisées, défaisant les royaumes et les empires, en tissant d’autres. 

Et les serfs, les manants, les pauvres sans feu se seront mille fois révoltés, brûlant les récoltes, les châteaux et les villes, jusqu’à ce qu’on les écorche vifs et qu’on force les survivants à rentrer dans leurs tanières.

Ils se seront crus Rois. 

Mille ans auront passé et l’homme aura gagné le fond des mers et des cieux et il sera comme une étoile au firmament.

Il aura acquis la puissance du soleil et il se sera pris pour Dieu, bâtissant sur l’immense terre mille tours de Babel. 

Il aura construit des murs sur les ruines de ceux qu’avaient élevés les Empereurs de Rome, et ils sépareront une nouvelle fois des Légions et des Tribus barbares.

Au-delà des grandes forêts sera un Empire. Quand les murs s’effondreront, l’Empire ne sera plus qu’une eau boueuse. Les peuples seront une nouvelle fois mêlés. 

Alors commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille.

Je vois et je sais ce qu’il sera.

Je suis le scribe.

Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille, l’homme sera devant la bouche d’ombre d’un labyrinthe obscur.

Et je vois au fond de cette nuit, dans laquelle il va s’enfoncer, les yeux rouges du Minotaure.

Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l’An Mille qui vient après l’An Mille.